ASGB : Comment cela se passe concrètement ? Quelles sont les différentes étapes ? Dr Doré : Pour la spirométrie, on respire à travers un embout buccal. Un pince-nez permet d’éviter les fuites. Deux manœuvres différentes sont réalisées. Après avoir respiré normalement dans l’embout, il faut, au signal donné - soit souffler à fond pour « vider complètement » les poumons puis inspirer à fond pour les remplir au maximum, - soit prendre une inspiration profonde et maximale, suivie d’une expiration complète et rapide en vidant le plus vite et le plus complètement possible les poumons. Chacune de ces manœuvres est répétée au minimum trois fois, au maximum huit. La pléthysmographie est un examen qui se passe dans une cabine transparente (cf photo). Outre les manœuvres précédemment décrites, cet examen permet la mesure du volume d’air qui reste dans les poumons (le volume « non mobilisable ») et des résistances bronchiques. La porte de la cabine est fermée. Toujours avec l’embout et le pince-nez, le patient effectue quelques manœuvres d’inspiration et d’expiration contre un volet fermé pendant quelques secondes. Ceci permet le calcul du volume résiduel ou des résistances. Plus les bronches ont un calibre réduit, plus leur résistance à l’écoulement de l’air est augmentée. Le test de transfert de l’oxyde de carbone est un examen qui permet d’étudier l’efficacité du passage (la diffusion) de l’oxygène des alvéoles vers le sang. Pour cela, on fait inhaler un mélange gazeux d’air et de monoxyde de carbone ou CO, tenir une apnée de 8 à 10 secondes puis souffler. On analyse les gaz inspiré et expiré, afin d’apprécier la diffusion du CO. Une mesure des gaz du sang (Oxygène et gaz Carbonique) peut être effectuée afin d’apprécier l’efficacité des poumons. Pour cela, un échantillon de sang est prélevé dans une artère, après son passage dans les poumons. Le prélèvement artériel se fait au niveau du poignet (artère radiale), au niveau du coude (artère humérale). On pose ensuite un pansement compressif pendant une dizaine de minutes au point de prélèvement afin d’éviter les hématomes, en raison de la pression qui règne dans les artères. Test de bronchodilatation Lorsqu’il existe une diminution anormale des débits expiratoires forcés, on fera inhaler un bronchodilatateur et, après un délai suffisant pour avoir une efficacité maximale, on recommencera les tests afin de voir s’il y a une amélioration des valeurs. Ceci permet de préciser quels médicaments conviennent à un patient. Cet examen est réalisé s’il existe un trouble obstructif. Le patient inhale une dose déterminée d’un produit bronchodilatateur. Les paramètres respiratoires mesurés après cette inhalation sont comparés à ceux mesurés avant le test. Ce test permet d’évaluer la réversibilité d’une obstruction. Test de bronchoprovocation est un test effectué lorsque le médecin suspecte une maladie asthmatique. On fait inhaler au patient à plusieurs reprises un agent pharmacologique à doses progressivement croissantes, en répétant après chaque dose les manœuvres d’expiration forcée. Le test est positif (on dit qu’il existe une hyperréactivité bronchique) si l’on constate une diminution significative des paramètres mesurés après chaque dose par rapport aux valeurs mesurées avant le test. |